New Voices du District C (3/4) – Paula RAIGLOT

Paula RAIGLOT, troisième des quatre « New Voices » du District C.

Interview du 25 janvier 2019 par Marc ALLAER, président de la zone C51

Marc Allaer : Bonjour Paula.  Merci de me recevoir dans tes beaux locaux du Sablon dédiés à l’art.  Voudrais-tu te présenter aux lecteurs du District News ?

Paula Raiglot : Je suis Lion depuis 2006. J’ai créé le LC Brussels Amigo en 2009. Depuis, j’y suis restée dans le comité, comme présidente à quatre reprises, comme vice-présidente, protocole et secrétaire.  J’estime que c’est un devoir que de se sentir concerné par son club.

MA : Notre gouverneur souhaite mettre à l’honneur 4 femmes LIONS qui illustrent, chacune dans son domaine, une implication exemplaire.  C’est toi qui as été choisie pour illustrer le recrutement. Pourrais-tu nous en dire plus ?  Quelles circonstances ont présidé à la création de ce nouveau club ?

PR :   Daniel Smets, alors gouverneur du district C, poussé par le déficit permanent de membres, me suggère de fonder un club.  Je définis alors trois critères : le bilinguisme FR-NL, la mixité, comme une réponse à la réalité du monde qui nous entoure, et la jeunesse. Active depuis 20 ans dans un Lady Circle, où les femmes ne peuvent rester que jusqu’à 45 ans et les hommes 40 ans, je n’étais pas confrontée au renouvellement par la jeune génération, qui s’opérait automatiquement par le départ obligé des plus anciens.

MA : Et ça démarre fort ?

PR : Nous commençons à 5 membres, moi, mon fils et trois autres connaissances.  Nous décidons de procéder « autrement » : on limite les frais, on ne va pas toujours au restaurant, on cherche le mélange des genres, célibataires, couples, jeunes, … On arrive facilement à 10 membres. On se réunit le midi, de 12h30 à 14h00, avec un lunch à 17 euros.  On trouve ainsi des gens proches du lieu de réunion (« Le cercle des voyageurs »).

MA : Quid de vos œuvres ?

PR : Notre avenir c’est la jeunesse, les enfants. Nos quatre œuvres tournent autour de ce thème.  Nous aidons l’IRAHM, en finançant des vacances aux enfants, l’ASBL Minor Ndako, qui aide les enfants réfugiés, « la lune pour rêver » maison d’accueil pour jeunes adultes légèrement déficients mentalement et l’ONA, en leur achetant une imprimante qui transforme du texte standard en braille.

MA : Et le recrutement ?

PR : Nous organisons des activités qui attirent le public.  Les 5evendredis du mois, place à un événement original (dîner chocolat, manger sur le toit de Tour et Taxi ou dans un appartement de la galerie St Hubert.) Egalement des conférences ou des débats d’idées avec un speaker qui parle de 13h20 à 14h.  Pour moi ce qui est important, c’est que le recrutement est une affaire personnelle, de personne à personne, au cas par cas.  Il faut que cela s’opère naturellement.  Les jeunes voient le Lionisme comme un réseautage qui leur permet d’agir et d’interagir avec nos œuvres.  Il faut également moderniser les logos et les termes dans la communication ; changer le concept de « ladie’s night » en « partner’s night » par exemple.  Pour moi le meilleur système de recrutement passe par la création de nouveaux clubs.  Tout le monde a le droit d’être heureux dans son club.  Nous avons à respecter la vie de chacun.  Nos jeunes, très  actifs professionnellement, apportent un fort taux de turn over dans mon club.  Nous sommes donc obligés de rester dans la course au recrutement, et c’est bien ainsi.

MA : Merci beaucoup chère Paula, de nous avoir fait part de ta vision du recrutement et de l’apport et du maintien de la jeunesse via de nouveaux clubs LIONS.

2019-03-20T10:19:59+00:0018/3/2019|