New Voices du District C (2/4) – Ghislaine ESTIEVENART

Ghislaine ESTIEVENART, deuxième des quatre « New Voices » du District C.

Interview du 19 janvier 2019 par Marc ALLAER, président de la zone C51

Marc Allaer : Bonjour Ghislaine. Voudrais-tu te présenter aux lecteurs du District News ?

Ghislaine Estievenart : Je suis membre d’un Lions Club depuis 2010 et y ai participé depuis, presque sans interruption, au Comité dans plusieurs fonctions, Présidente, GST, GMT, Secrétaire, Trésorière. Je suis aussi pour la troisième année consécutive Secrétaire Générale du District 112C, et dans ce rôle, responsable fonctionnelle des Secrétaires de Club. J’y ai été élue cette année 2èmeVice-Gouverneur.

MA : Notre gouverneur souhaite mettre à l’honneur 4 femmes LIONS qui illustrent, chacune dans son domaine, une implication exemplaire. C’est toi qui as été choisie pour illustrer le leadership. Pourrais-tu nous en dire plus ?

GE : Si j’ai l’expérience de la gestion de personnel en entreprise, cette expérience ne m’a servi que partiellement au sein des Lions Clubs car le contexte n’est pas le même. Les membres des Lions Clubs sont des bénévoles qui ont la liberté d’adhérer ou non aux propositions.  Un leader doit donc y respecter la liberté individuelle, beaucoup écouter et proposer une marche à suivre sans l’imposer, tout en essayant d’atteindre des buts.

MA : Exercice de haute voltige, donc !

GE : Un leader dans les Lions Clubs est un membre comme un autre qui accepte pour un an une fonction dans le but de servir l’association et ses membres sans rechercher de gloire personnelle mais au contraire dans un esprit convivial. Il n’y a pas de leadership féminin ou masculin, chacun exerce une fonction avec sa personnalité, résultat de son bagage culturel et éducatif. Je ne nie toutefois pas que les femmes aient une psychologie (et donc une manière de fonctionner) qui est différente de celle des hommes, ni meilleure ni moins bonne, tout simplement différente. Les groupes mixtes peuvent profiter des points forts des uns et des autres.

MA : Et comment vois-tu la place des femmes dans le Lionisme, et singulièrement en Belgique ?

GE : Je suis convaincue que la discrimination positive est parfois nécessaire pour faire changer les mentalités. Culturellement les femmes ont appris à ne pas se mettre en avant mais plutôt au service de leur famille, de leur entourage. Il n’est pas rare d’entendre une femme déclarer qu’elle ne peut pas exercer une fonction de leader (tant dans le milieu professionnel qu’associatif) car elle doit donner la priorité à ceux qui l’entourent (mari, enfants, parents, petits-enfants).  Pourquoi n’arrive-t-elle pas à concilier les deux ? C’est en donnant à nos membres femmes envie de se mettre davantage en avant en leur montrant que d’autres y arrivent qu’elles reverront peut-être le rôle dans lequel elles se cantonnent trop souvent volontairement et à tort car elles pourraient très bien concilier tous les rôles et y exceller. Elles ont en elles les ressources nécessaires pour y arriver.

Notre district ne compte qu’une minorité de membres femmes, et au niveau des cadres la proportion est encore plus faible. Notre association a besoin de se renouveler, profitons du regard neuf que les femmes portent sur elle !

MA : C’est donc un peu « Yes We Can » ?

GE : C’est en tout cas « Together We Serve » !

MA : Merci beaucoup chère Ghislaine, de nous avoir donné ton sentiment en matière de leadership et en particulier du leadership féminin, adapté aux LIONS Clubs de Belgique.

2019-02-10T18:35:05+00:0010/2/2019|