DOSSIER LE VOLONTARIAT EN BELGIQUE (3/3)

Si le volontariat et les volontaires ne sont pas assez reconnus, dans le cadre des affaires publiques on serait bien inspiré de s’y intéresser de plus près. Le volontariat joue plusieurs rôles et il est source de nombreux bienfaits.  Au niveau des rôles on en compte au moins quatre. 

  • L’identification de besoins non satisfaits dans la société et la tentative d’y répondre.
  • Le développement personnel. C’est bien connu (et désormais scientifiquement prouvé) : l’altruisme fait du bien à la santé mentale autant que physique. Il donne du sens à la vie fondé sur des valeurs positives.
  • Le rôle démocratique. Par le volontariat, toute personne peut en principe prendre part à la vie sociale en se joignant à une initiative existante ou en créant un nouveau projet.
  • Le poids économique. Il est évoqué dans les paragraphes qui suivent.

Quant aux bienfaits, ils sont tels que le nombre de bénévoles est considéré comme un indice de la bonne santé d’une société. Mais en quoi consiste donc la santé d’une société sinon en son degré de cohésion sociale (liens et coopération entre les personnes) et dans le bien-être de ses membres (développement des ressources personnelles mises au service de la collectivité, relations harmonieuses avec les autres, estime de soi, sentiment d’appartenance…).

A cause de l’absence de salaire, on oublie souvent que le volontariat représente un poids économique non négligeable ! C’est une « force de travail » considérable qui rend de nombreux services à la société dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de l’aide sociale, de la culture, du sport… Le total des prestations gratuites en Belgique s’élève à 221,2 millions d’heures par an. Cela équivaut à 4,1 % du travail rémunéré. À titre de comparaison, c’est nettement plus que le volume de travail salarié dans le secteur financier (176,3 millions). Cela équivaut aussi à près de 130.000 emplois équivalents temps plein.

Plus de la moitié des volontaires n’ont qu’une seule activité bénévole et près de 80% d’entre eux sont actifs dans une seule organisation. Le volontaire moyen preste près de 4 heures de travail non rémunéré par semaine.  

Enfin notons encore que le monde associatif (dont les Lions) draine – plus encore en Flandre que dans les deux autres Régions – la très grande majorité de toutes ces activités bénévoles. Le secteur public (communes, CPAS, …) n’en profite que dans une faible mesure (7,7%) et même moins que les structures informelles, telles que les associations de fait.

Conclusion le volontariat est une richesse inestimable ! En effet, la question n’est pas de savoir qui aide qui, mais bien de savoir qu’il y a des hommes et des femmes, des jeunes et des vieux, qui pensent que donner (du temps, du talent et du cœur) donne du sens à la vie. Leur investissement, ce n’est pas de l’argent, c’est du lien, c’est de l’amitié, c’est de la vie. Et ils en donnent, souvent sans compter !

 

Michel Craps
LC Court-Saint-Étienne/GN – Commission Communication
Sources : Fondation Roi Baudouin, Le volontariat en Belgique, chiffres clés. Octobre 2015

2019-11-12T17:31:25+00:0012/11/2019|