DOSSIER LE VOLONTARIAT EN BELGIQUE (2/3)

Qui sont les volontaires ? Le genre n’est pas un facteur déterminant sur le plan quantitatif : les hommes et les femmes sont quasiment aussi nombreux à faire du travail volontaire. Mais ils n’effectuent pas toujours les mêmes tâches.

On observe notamment des écarts significatifs par rapport à trois types d’activités bénévoles : les fonctions dirigeantes et les tâches qui relèvent d’un travail qualifié ou semi-qualifié sont plus souvent exercées par des volontaires masculins alors que les fonctions de service sont plutôt assurées par des femmes. Les hommes sont aussi plus présents dans le secteur du sport tandis que les femmes s’investissent davantage dans le domaine de l’éducation, de la formation et de la recherche ainsi que dans les organisations religieuses.

On ne constate pas de différence significative entre les deux sexes dans le secteur des soins de santé et des services sociaux alors que les femmes ont la réputation d’être plus actives dans le domaine de l’aide aux personnes.

Au niveau de l’âge, l’engagement volontaire en Belgique suit globalement une courbe légèrement ascendante puis descendante, avec une augmentation du nombre de bénévoles entre 15 et 50 ans, suivie d’un déclin progressif. Mais les écarts sont assez peu marqués et toutes les tranches d’âge restent proches de la moyenne générale jusqu’à 75 ans, moment où les prestations bénévoles commencent à diminuer fortement.

Contrairement à une autre idée souvent entendue, les seniors ne sont donc pas proportionnellement plus nombreux à s’engager comme volontaires : l’analyse montre que les plus de 60 ans ne sont pas surreprésentés dans le secteur du volontariat au regard de leur poids dans la population belge. La moyenne des plus de 60 ans est influencée négativement par le déclin de l’engagement volontaire au-delà de 75 ans, mais même sans cet élément, elle n’est pas supérieure aux tranches d’âge plus jeunes.

Dans l’ensemble, les écarts régionaux entre la Wallonie et la Flandre sont assez peu marqués, mais le volontariat présente un profil un peu particulier à Bruxelles. La capitale se distingue entre autres par un taux de bénévolat global plus faible.

En raison du vieillissement de la population, les seniors constituent malgré tout, en chiffres absolus, le groupe de bénévoles le plus nombreux, ce qui peut expliquer l’impression de surreprésentation: environ un volontaire belge sur quatre a plus de 60 ans. Il apparaît que les personnes qui ont un emploi font significativement plus de volontariat que les autres catégories, à l’exception des étudiants. Les personnes engagées dans la vie professionnelle représentent ainsi 57% du total des volontaires.

On observe aussi certains écarts intéressants entre l’âge et l’intensité de l’engagement volontaire : les jeunes de 20 à 24 ans sont ceux qui y consacrent le plus de temps. Par la suite, le nombre d’heures de volontariat baisse peu à peu, à mesure que les jeunes adultes s’investissent dans leur vie familiale et professionnelle. Il augmente à nouveau à partir de 55 ans, au moment où beaucoup de personnes recommencent à disposer de plus de temps libre.

Qu’en est-il au niveau de notre District ?  Le constat est sans appel voire même inquiétant ! L’analyse montre que les plus de 60 ans représentent 58% de nos effectifs pour seulement 1% des 15/29 ans. Seul point positif, s’il en est un, la tendance est quasi identique au niveau national. 

A suivre…

Michel Craps
LC Court-Saint-Étienne/GN – Commission Communication
Sources : Fondation Roi Baudouin, Le volontariat en Belgique, chiffres clés. Octobre 2015

2019-10-12T10:40:56+00:0012/9/2019|